
Zhao, fils de Ruo, que le peuple d’Ynuma surnomme le légendaire Samouraï Rouge. De la race des Kugos, il a assimilé les codes et l’art du combat des elfes de Kitanaë, et suit désormais la prêtresse Dobushi Mei-Jen, ses deux sabres imposants au côté, dont le poids évoque celui des serments qu’il a prêtés.
Sa légende prend racine dans une tragédie simple et cruelle, lorsqu’il échoua à protéger son troupeau de buffles face à la faim insatiable d’un Yukaï. Pour un Kugo, perdre ses bêtes ne signifie pas seulement la perte de biens matériels : c’est perdre son honneur, sa famille et un futur simple et heureux avec sa promise. Zhao choisit la voie du déshonneur plutôt que celle du mensonge, assumant pleinement sa faute selon le code Kugo. Rejeté par les siens, il devint errant, condamné à vagabonder.
Quelques années plus tard, alors qu’il servait un rônin de Kitanaë, celui-ci fut tué par un démon d’Akuma. La créature laissa Zhao pour mort, infesté de trois larves qui se disputaient son âme. Un vieux Wuqong un peu fêlé le sauva en lui tatouant d’étranges kanjis sur le corps avant de disparaître. Depuis, Zhao ne peut être possédé par des larves d’Oni, car son métabolisme les consume, au prix d’une douleur extrême : « C’est comme avaler une poignée de piments-dragons marinés au lisier de porc », lui laissant les boyaux à vif et un goût de cadavre liquide dans le gosier.
La rencontre avec Mei-Jen survint alors qu’ils traquaient la même proie. Ensemble, ils retrouvèrent et exorcisèrent la créature qui avait tué le maître du Kugo, scellant ainsi leur collaboration. Depuis ce jour, Zhao a trouvé un nouveau sens à sa vie : il protège Mei-Jen et traque avec elle les créatures qui traversent le Voile, respectant à la fois la voie du sabre apprise auprès de son maître et la rigidité sacrée du code Kugo. Pour lui, ceux qui vivent sans règles inspirent méfiance, et souvent mépris.
Au fond de lui, Zhao nourrit l’espoir secret que ses exploits légendaires finiront par transcender son déshonneur et rempliront le cœur de son père de fierté.